Bienvenue sur ce nouveau récit de voyage ! Après mon long roadtrip en Namibie et en Afrique du Sud, je remets ça avec une aventure encore plus intense : 32 jours à travers l’Argentine et le Chili. Je vais partager ici les grandes étapes de mon parcours, sans rentrer dans chaque détail pour éviter de transformer cet article en roman. Pour les lieux qui méritent vraiment plus d’infos, je préparerai des articles séparés à côté.
Cet article sera surtout une base solide si vous cherchez une idée d’itinéraire pour un voyage en voiture, totalement libre et sans contraintes. J’espère que ce retour d’expérience vous aidera à préparer votre propre aventure dans ces deux pays incroyables. Bonne lecture !
🔍 Informations sur ce roadtrip
– Période : fin août à mi-septembre 2025
– Location de voiture : Hertz à l’aéroport de Santiago
– Vol A/R : Paris – Santiago / Santiago – Paris (avec Air France)
– Nombre de km : ~7000km
– Forfait eSIM : Saily (3Go pour le Chili et 10Go pour l’Argentine)
Jour 1 – Arrivée à Santiago et retrait de la voiture
Après un vol de nuit, j’arrive enfin à l’aéroport de Santiago Arturo Merino Benitez. Les formalités sont assez rapides et je récupère mon PDI auprès de la douane. Ce petit ticket, qui ressemble à un ticket de caisse, doit rester avec vous pendant tout le séjour. Glissez-le dans votre passeport et gardez-le précieusement.
L’aéroport est assez petit, donc on se repère vite. Je commence par aller chercher la voiture de location. Les agences se trouvent toutes sur la gauche en sortant des contrôles. J’en profite aussi pour retirer un peu d’argent. Une fois dehors, vous verrez en face un arrêt dédié aux navettes des loueurs. Même si les parkings sont situés dans l’enceinte de l’aéroport, je vous conseille de prendre la navette, c’est plus simple pour rejoindre le bon parking. Le retrait de la voiture se fait rapidement, avec un personnel vraiment agréable.

Direction l’hôtel La Quinta by Wyndham Santiago Aeropuerto
Je ne visite pas Santiago dès mon arrivée. L’idée, c’est surtout de me reposer et de prendre mes marques avec la voiture. J’ai donc choisi un hôtel tout près de l’aéroport. L’établissement est récent, moderne, avec de belles chambres et un service complet pour le petit déjeuner comme pour le dîner. Il y a même une piscine intérieure chauffée et un parking extérieur entièrement sécurisé.
Après une douche et une petite collation, je pars pour la seule activité de cette première journée : le Parque Metropolitano de Santiago. Je prends un Uber depuis l’hôtel jusqu’à l’entrée Cerro San Cristóbal – Acceso Pío Nono, en plein coeur du quartier Bellavista. Le trajet dure environ 25mn et coûte 17000$CL (15€~). Ce jour-là, c’est dimanche, donc il y a vraiment beaucoup de monde.

À l’entrée, plusieurs vendeurs officiels itinérants proposent les tickets. Vous pouvez monter en funiculaire, en mini-bus ou à pieds. Vu la file immense pour le funiculaire, j’opte pour le mini-bus. Après une trentaine de minutes d’attente, je monte enfin à bord. Il m’emmène jusqu’à Plaza Tupahue, où la vue est déjà superbe, notamment sur la Gran Torre Santiago. Depuis cette place, vous pouvez continuer l’ascension à pieds ou prendre la télécabine pour rejoindre le Sanctuary on San Cristóbal Hill, le point le plus haut du parc. J’ai choisi de monter en télécabine et de redescendre à pieds.

Après environ 2h de balade dans le parc, je retourne vers Bellavista en prenant cette fois le funiculaire à Estación Cumbre, juste en contrebas. Bellavista est un quartier très animé, avec beaucoup de bars, restaurants et boîtes de nuit. Les rues sont super jolies, avec des façades couvertes de graffitis vraiment magnifiques. Je m’arrête manger au El Palacio De La Chorrillana. La Chorrillana, c’est un plat typique chilien : une grosse assiette de frites maison recouverte de viande, oeufs, sauces, oignons frits… simple, gras, délicieux.
Une fois le repas terminé, je reprends un Uber pour rentrer à l’hôtel et passer ma première nuit.
Jour 2 : Santiago vers La Serena

C’est parti pour la première vraie journée de route. L’objectif, c’est de commencer la longue remontée qui mène jusqu’à San Pedro de Atacama. Depuis Santiago, il est inutile (et épuisant) de vouloir tout avaler d’un coup : mieux vaut avancer étape par étape, en prenant le temps de couper le trajet sur 2 ou 3 jours. La route est globalement bonne, avec de longs tronçons rectilignes et un trafic raisonnable. Pensez simplement à faire le plein régulièrement : certaines portions entre deux villes sont assez désertes, surtout en avançant vers le nord.
Sur le chemin, on croise de nombreux postes de péage. Le Chili en compte beaucoup, et même si le coût global reste correct, mieux vaut prévoir un peu de monnaie locale pour éviter les petites galères. C’est aussi une route où l’on découvre le Chili « réel » : des zones sèches, des paysages qui commencent à changer, et des villages parfois très modestes où l’on sent peu à peu l’influence du désert.
J’arrive finalement à La Serena en fin d’après-midi. C’est une ville agréable, plus tranquille que Santiago, et parfaite pour une première pause. Je dors à l’hôtel Hotel Campanario Del Mar, idéalement situé juste en face de la plage. Les chambres sont confortables, l’établissement propose un parking privé sécurisé et il y a plein de bars et restaurants à quelques mètres. C’est l’endroit parfait pour souffler, marcher un peu au bord de l’océan et reprendre des forces avant de continuer la route vers le nord.
Si vous avez un peu de temps, La Serena est aussi un bon point de départ pour découvrir la vallée de l’Elqui ou simplement profiter d’un coucher de soleil sur la plage. Une étape simple mais vraiment agréable dans ce long trajet vers l’Atacama.
🔍 Informations sur cette étape
– Hébergement : 1 nuit à l’hôtel Campanario Del Mar
– Distance : 475km pour 5h
– Quoi voir : Vallée de l’Elqui, Playa El Faro, Plaza de Armas de La Serena
– Restaurant recommandé : Huentelauquen Resto-Bar Pizzería
Jour 3 – La Serena vers Chañaral avec arrêt à Bahía Inglesa

Je reprends la route tôt le matin en continuant sur la mythique Route 5, la Panamericana. Direction Chañaral, mais avant ça, je décide de faire un crochet par Bahía Inglesa. La route est simple, toujours aussi droite, et plus on monte vers le nord, plus les paysages deviennent secs, presque lunaires par endroits.
Bahía Inglesa est une petite parenthèse paradisiaque au milieu de cette longue traversée. La plage est immense, avec un sable blanc presque éclatant et une eau turquoise qui donne envie de plonger (même si elle est réputée pour être fraîche). À cette période de l’année, il n’y a vraiment personne, ce qui donne un côté encore plus sauvage et apaisant au lieu. C’est l’endroit parfait pour faire une pause, marcher un peu, respirer l’air marin et se reposer avant de reprendre la route.

Ce qui surprend le plus ici, c’est le contraste : on sort d’heures de route dans des paysages arides, presque désertiques, et d’un coup on se retrouve devant une plage digne des Caraïbes. Si vous avez le temps, il y a quelques petits restaurants en bord de mer où l’on peut manger du poisson frais ou une empanada. Rien de mieux pour repartir avec le sourire.
Après cette pause tranquille, direction Chañaral pour passer la nuit et continuer progressivement la montée vers San Pedro de Atacama.
🔍 Informations sur cette étape
– Hébergement : 1 nuit à dans un AirBnB (voir ici)
– Distance : 504km pour 5h30
– Quoi voir : Vallée de L’elquiVallée de l’Elqui, Playa El Faro, Plaza de Armas de La Serena
– Restaurant recommandé : Restaurant Casa Blanca
Jour 4 : Chañaral vers Antofagasta en passant par le Parc national Pan de Azúcar

Depuis Chañaral, on est littéralement collé au Parc national Pan de Azúcar. En quelques minutes à peine, on quitte la ville pour entrer dans un décor totalement sauvage. L’entrée du parc est gratuite, et à cette période de l’année, il n’y avait personne au guichet. Honnêtement, j’ai dû croiser trois personnes au total pendant toute la traversée… autant dire que vous aurez le parc pour vous tout seul.
Je vous recommande vraiment de le traverser de part en part. Il suffit de suivre la route C-120 qui longe la côte et passe par la très belle Playa de Los Amarillos. Ensuite, continuez jusqu’à Pan de Azúcar, puis remontez par la C-110 et la C-112 pour retrouver facilement la Ruta 5. La piste dans l’ensemble est en très bon état, roulante et agréable. On avance sans stress, avec ces paysages désertiques et l’océan qui accompagne tout le trajet.
Je n’ai pas fait la marche jusqu’au Mirador Pan de Azúcar, mais j’ai envoyé mon drone pour capturer quelques clichés. Les points de vue sont spectaculaires : entre les falaises, la plage blanchissime et l’eau d’un bleu profond, c’est l’un des plus beaux panoramas du secteur.
Si vous pouvez, partez vraiment tôt le matin. Le lever du soleil sur Chañaral est incroyable. Les couleurs rosées sur les montagnes et la baie donnent une atmosphère magique, presque irréelle. Rien que pour ce moment, ça vaut le réveil matinal.
Après avoir traversé le parc, je reprends la route en direction d’Antofagasta. La ville en elle-même ne m’a pas particulièrement séduit. Le bord de mer est agréable, mais je suis arrivé assez fatigué. J’ai préféré me poser dans mon hôtel, qui était vraiment top, et profiter d’une bonne soirée au calme avant de poursuivre la route vers le nord.
🔍 Informations sur cette étape
– Hébergement : 1 nuit à l’hôtel el Holiday Inn Express Antofagasta by IHG
– Distance : 378km pour 4h40
– Quoi voir : Playa los amarillos, Mirador Pan de Azúcar, Quebrada Pan de Azucar
– Restaurant recommandé : arrêtez-vous dans une station COPEC pour manger un hot-dog
Jour 5 : Antofagasta vers San Pedro de Atacama

Direction l’une des étapes clés de ce roadtrip : San Pedro de Atacama. À partir d’ici, le paysage change littéralement. On quitte peu à peu la côte pour entrer dans les terres, et les couleurs deviennent plus sèches, plus minérales. N’hésitez pas à faire quelques arrêts avant de descendre vers la ville, il y a plusieurs miradors qui valent le coup d’œil, notamment le Mirador Likan-Antay, qui offre une vue impressionnante sur toute la vallée.

San Pedro de Atacama, c’est un peu l’oasis au milieu de ce désert gigantesque. Le village est très mignon, avec ses petites maisons en adobe, ses ruelles piétonnes et son ambiance très tranquille. Mais il faut aussi être honnête : c’est le gros spot touristique du coin. Il y a énormément de visiteurs, beaucoup de restaurants et de boutiques, et les prix sont plus élevés que dans les autres villes du pays. Malgré ça, c’est vraiment ici que tout se joue si vous voulez explorer la région : lagunes, geysers, vallées, observatoires… tout part de San Pedro. Sans voiture, c’est même le seul endroit où vous pourrez organiser facilement vos excursions avec des agences locales.

Après avoir posé mes affaires, je marche tranquillement jusqu’au centre pour faire un petit tour et manger un morceau sur la place principale. On est déjà en altitude, et ça se ressent rapidement : il fait plus frais, l’air est sec, et les UV sont beaucoup plus intenses. Pensez à vous protéger sérieusement, crème solaire et chapeau obligatoires.
Visite de la Valle de la Luna
Il est 15h quand je décide de partir visiter la célèbre Vallée de la Luna, l’un des sites incontournables autour de San Pedro de Atacama. L’accès est payant et la route est entièrement praticable en voiture. On y arrive en quelques minutes seulement depuis la ville.

Sur place, le cadre est très contrôlé. Impossible d’utiliser un drone ici : il y a du personnel un peu partout, très attentif, et ils veillent au grain. Interdiction également de s’arrêter au hasard sur la piste pour prendre des photos. Tout est balisé, et il faut rester strictement sur les trajets prévus. Ça peut surprendre, mais le site est très fréquenté et ils protègent vraiment l’environnement.
La vallée est un joli canyon, sculpté par le vent et le temps, mais il faut être honnête : ça reste très petit comparé aux grands canyons américains. C’est une curiosité qui se visite assez vite, surtout si vous ne faites pas les petits trails. Comme la découverte a été rapide, j’ai voulu monter la Duna Mayor pour prendre quelques photos. Je me suis dit : “Bon, j’y monte, je fais deux clichés, je redescends.” En réalité… quelques mètres à peine et j’étais KO. Même si San Pedro est seulement à 2400m, le moindre effort se ressent instantanément. C’est la première fois que je ressentais ce manque d’oxygène aussi clairement. Ce qui devait me prendre 5mn s’est transformé en 20mn aller-retour, à souffler comme jamais.
J’ai bien aimé le parc, même si j’ai trouvé qu’on était un peu trop encadrés et que certains points de vue étaient fermés. Et surtout, j’y suis allé bien trop tôt, en plein soleil, avec une lumière très dure. Si vous pouvez, allez-y tôt le matin ou clairement en fin de journée. Le site doit être magnifique au coucher du soleil, avec des couleurs bien plus douces et une ambiance plus magique.
🔍 Informations sur cette étape
– Hébergement : 2 nuits à l’hôtel El Refugio La Casa de Don Tomas
– Distance : 311km pour 3h30
– Quoi voir : Plaza de San Pedro de Atacama, toutes les petites ruelles et magasins
Jour 6 : Salar de Atacama avec la Laguna Chaxa et le Ojos del Salar
Aujourd’hui, c’est une journée beaucoup plus tranquille, dédiée à la découverte du Salar de Atacama et de plusieurs sites emblématiques du coin : Laguna Chaxa, Laguna Puilar, Ojos del Salar et la Laguna Tebinquinche. Tous ces endroits sont accessibles en voiture, ce qui permet de profiter à son rythme, de faire des pauses photo et de se balader au milieu de ces paysages complètement irréels.
La Laguna Chaxa est l’un des spots les plus connus du salar, et pour cause : c’est un lieu parfait pour observer les flamants roses, avec en toile de fond les volcans de la cordillère. La lumière du matin donne des reflets incroyables sur l’eau, et le silence du lieu est impressionnant. La marche se fait sur un petit sentier aménagé, très facile d’accès. On avance lentement, juste pour profiter du paysage, du vent sec et de cet horizon totalement plat.
En continuant la route, on atteint la Laguna Tebinquinche, un autre lac salé époustouflant. La surface est tellement calme que le reflet des montagnes est parfaitement net. Par moments, on ne distingue plus ce qui est le ciel et ce qui est le sol. Si vous aimez les photos minimalistes, c’est un petit paradis.
Ensuite, je file voir les Ojos del Salar, deux petites lagunes circulaires en plein milieu du désert. Leur forme parfaite et la couleur profonde de l’eau créent un contraste incroyable avec l’aridité autour. On a l’impression que quelqu’un a déposé deux immenses miroirs dans le sable. C’est rapide à visiter, mais ça vaut franchement le détour.
Le Salar de Atacama, c’est vraiment un mélange de calme, de lumière et de paysages presque extraterrestres. On passe d’une lagune à l’autre, on croise parfois quelques oiseaux, mais globalement il n’y a presque personne. C’est une journée idéale pour souffler, profiter du désert et prendre le temps d’admirer ces décors qui ne ressemblent à rien d’autre.
Jour 7 : San Pedro de Atacama vers Tilcara en Argentine

Ce n’est pas la journée la plus difficile du voyage, mais clairement l’une des plus longues, surtout avec le passage de la frontière au Paso de Jama. Dès les premiers kilomètres, on traverse sans vraiment s’en rendre compte la Reserva Nacional Los Flamencos. Et honnêtement, je ne m’attendais pas à ça : c’est sûrement le plus beau décor que j’ai vu autour de San Pedro. Des plaines immenses, des volcans enneigés, des lagunes, et cette lumière si particulière du désert d’altitude.
En quelques heures, on passe de 2400m à plus de 4280m d’altitude. La route est bonne, large, mais le changement d’altitude se fait vite sentir. Le paysage devient grandiose : montagnes multicolores, salar gigantesques, sommets enneigés… difficile de ne pas s’arrêter toutes les 10mn pour faire des photos. Comptez au minimum 2h30 pour atteindre la frontière, mais honnêtement ce sera plus si vous profitez du paysage.
Passage de frontière au Paso de Jama
La frontière, elle, se passe plutôt bien. Surtout, ne restez pas coincés derrière la file interminable de camions qui remonte sur plusieurs kilomètres. En tant que touristes, vous pouvez passer sur la gauche et rejoindre directement l’entrée du poste. Un douanier viendra vous voir et vous expliquera les étapes :
- 1 – Arrêt rapide au premier poste en face (garez vous à droite du poste et non à gauche !)
- 2 – Puis on reprend la route quelques mètres pour rejoindre le bâtiment principal
- 3 – Passage immigration + douane + contrôle voiture
Pour moi, il n’y avait presque personne. Environ 20 à 30 minutes en tout. Le douanier récupère votre PDI, c’est normal. On vous en redonnera un nouveau lors du prochain passage vers le Chili.
Petite précision évidente mais essentielle : faites le plein à San Pedro de Atacama. Dès que vous le pouvez, faites-le. Il y a peu de stations sur la route.
Pause conseillée après la frontière
Après le poste, la route est superbe mais il n’y a quasiment aucun commerce. Je vous recommande vivement un arrêt à l’Hôtel Pastos Chicos. C’est un endroit paumé au milieu de nulle part, mais le patron (sosie parfait de Zelensky d’ailleurs) est adorable. Un bon endroit pour boire un café, manger un petit truc et souffler un peu avant de reprendre la route.
Après la pause à Pastos Chicos, la route continue tranquillement vers l’Argentine et traverse l’un des paysages les plus impressionnants du parcours : les Salinas Grandes. On entre littéralement au cœur d’un désert de sel gigantesque, totalement blanc, où l’horizon semble se fondre avec le ciel. C’est un endroit vraiment unique, presque hypnotisant.

Si vous êtes motivé, il y a plusieurs petites activités possibles :
- les classiques photos en perspective (effets “géants/minis”),
- une visite rapide des zones d’extraction du sel,
- des petits tours en 4×4 organisés par les locaux,
- ou encore une balade sur les bassins bleus creusés dans le sol.
Personnellement, je ne me suis pas attardé longtemps. J’ai fait quelques arrêts photos en bord de route. Même sans activité, juste s’arrêter quelques minutes pour regarder cet espace gigantesque, c’est déjà incroyable.
Une fois les Salinas Grandes traversées, la route reprend de l’altitude, puis arrive au sommet du col avant la descente vers Purmamarca. C’est là que commence l’une des portions les plus impressionnantes du trajet.
La dernière portion avant Purmamarca est vraiment intense : une succession interminable de virages en zig-zag qui vous fait perdre plus de 2000m d’altitude en très peu de temps. Le paysage est superbe, les montagnes se colorent, et la route est en bon état. Il suffit de descendre tranquillement en profitant du panorama.

Après cette descente spectaculaire, on rejoint les villages colorés de la région de Jujuy, avant d’arriver à Tilcara pour la nuit.
🔍 Informations sur cette étape
– Hébergement : 3 nuits à l’hôtel Las Marias Hotel Boutique Tilcara
– Distance : 436km pour 6h00
– Quoi voir : Reserva Nacional Los Flamencos, Salinas Grandes, Cerro de los Siete Colores
Jour 8 : Mirador A la cercanía de los 14 Colores del Hornocal

Après une première nuit dans un hôtel absolument superbe, je pars aujourd’hui découvrir l’un des sites les plus emblématiques du nord argentin : la Serranía de Hornocal, plus connue comme la montagne aux 14 couleurs.
Sur la route, n’hésitez pas à vous arrêter juste avant le village de Uquía pour voir le Tropic of Capricorn – Sundial. Au même endroit, il y a une longue rangée de vendeurs au bord de la route. C’est d’ailleurs ici que j’ai trouvé le plus grand choix de souvenirs du séjour, avec des prix vraiment intéressants et beaucoup d’artisanat local.

Le village de Uquía se visite très vite, puis je poursuis vers Humahuaca. Une fois dans le coeur du village, je traverse le pont principal, puis je prends immédiatement la piste en terre sur la gauche pour attaquer la montée vers Hornocal. À partir de là, on s’élève progressivement et on quitte la ville pour entrer dans un décor de plus en plus sauvage.
La piste RP 73 grimpe fort et elle est très poussiéreuse, mais elle reste parfaitement praticable en voiture. Avec tous les arrêts photos, comptez bien une heure pour rejoindre le mirador. Plus on monte, plus les paysages deviennent spectaculaires, avec des montagnes qui changent de couleurs selon la lumière.
Une fois arrivé au premier mirador, la vue est incroyable. On se retrouve face aux 14 couleurs du Hornocal, un chef-d’œuvre naturel parfaitement aligné en strates. On est à 4700m d’altitude, donc prévoyez une veste : il fait froid, et le vent peut être vraiment violent. Sur place, un petit sentier permet d’aller jusqu’à un second point de vue. Mais honnêtement, après mon expérience d’essoufflement à San Pedro de Atacama (à seulement 2400m), et en voyant le panneau qui annonce 30mn de marche avec un fort dénivelé, j’ai préféré rester au premier mirador. À cette altitude, il faut vraiment écouter son corps.
Pour le drone, inutile d’y penser : le vent est monstrueux. C’est sans doute l’un des endroits où j’aurais le plus rêvé de voler, mais c’était impossible ce jour-là. Je suis arrivé vers 11h30, ce qui offrait déjà une très belle lumière. Mais si vous êtes motivés, venir au lever du soleil doit être exceptionnel : moins de vent, des teintes plus marquées, et un contraste encore plus fort sur les montagnes. Le seul inconvénient, c’est qu’il faudrait quitter Tilcara vers 6h du matin, et il faut être bien réveillé pour attaquer la piste.
Jour 9 : Balade dans Tilcara et repos
Après la grosse journée d’hier, je sens un peu le contrecoup de l’altitude. Passer de 2400m à 4700m en si peu de temps m’a donné une bonne migraine, rien de grave, mais assez pour me dire qu’aujourd’hui ce sera repos complet. Pas de voiture, juste une journée tranquille dans Tilcara.
Je me balade dans les ruelles du village, qui sont d’ailleurs très agréables à pied. Tilcara a une ambiance particulière : un mélange de calme, de couleurs, d’artisanat et de vie locale. Je m’arrête déjeuner au restaurant BienMeSabe, que je vous recommande vraiment. Ensuite, petite session shopping sur le marché artisanal, parfait pour ramener quelques souvenirs.
J’en profite aussi pour retirer de l’argent afin d’être tranquille pour les prochains jours. Vous trouverez un guichet Macro à l’entrée du village, très pratique car les distributeurs ne sont pas si fréquents dans la région.
L’hôtel Las Marias Hotel Boutique Tilcara, où je dors depuis mon arrivée, est idéalement situé en plein coeur du village. Tout se fait facilement à pied. J’ai d’ailleurs choisi de dîner les trois soirs au restaurant de l’hôtel. La carte est variée, les plats sont bons, et le personnel est vraiment adorable. L’ambiance est calme, parfaite pour se poser, avancer un peu sur le travail et recharger les batteries avant la suite du voyage.
Une journée simple, mais vraiment nécessaire après l’intensité des jours précédents. Parfois, lever le pied permet de mieux profiter de tout ce qui arrive derrière.
Jour 10 : Tilcara vers San Antonio de los Cobres

Aujourd’hui, je quitte la province de Jujuy pour entrer dans la province de Salta. Pour rejoindre San Antonio de los Cobres depuis Tilcara, je reprends la route 52, exactement la même que celle empruntée pour Hornocal, avant de bifurquer vers la route 79, qui longe une partie des Salinas Grandes. C’est une journée de route tranquille, mais les paysages restent toujours aussi spectaculaires.
La piste est en excellent état ce jour-là. Je tente quelques prises de vue au drone près des Salinas Grandes mais le rendu n’est pas exceptionnel. Avec le recul, c’est peut-être un petit regret : cet immense salar offre tellement de possibilités qu’il mériterait vraiment une visite plus longue ou mieux préparée.

La route continue ensuite jusqu’à mon arrivée à San Antonio de los Cobres… en plein milieu d’une tempête de sable. L’entrée dans le village est impressionnante, avec ce voile beige qui recouvre tout. Je me rends directement à mon hôtel, Hotel De Las Nubes, pour déposer mes affaires. L’hôtel est bien situé, les chambres sont simples mais spacieuses, parfait pour une nuit.

Même si la route a été rapide, la journée est loin d’être terminée. J’ai prévu d’aller découvrir le fameux Train des Nuages et surtout le viaduc La Polvorilla, l’un des sites les plus impressionnants de la région.
Avant de repartir, je m’arrête manger au BACOÑA, le seul restaurant qui semblait vraiment correct dans la ville. Honnêtement, leur burger fait le job. Et le restaurant est parfaitement placé : juste à la sortie de la ville, idéal pour rejoindre facilement la piste du viaduc.
Pour accéder au viaduc La Polvorilla depuis San Antonio, il suffit de prendre la piste 51, puis de tourner à droite sur la piste 40 quelques minutes plus tard. On arrive au viaduc en environ 30 minutes de voiture. La piste secoue un peu mais reste largement praticable.

Et là… quel spectacle. Ce gigantesque viaduc en plein milieu du désert est absolument incroyable. C’est l’un des moments qui m’a le plus marqué. Le pont métallique se détache dans un décor aride, avec une impression d’immensité totale. J’y passe un moment, à l’admirer sous tous les angles et à prendre quelques photos. Encore une fois, impossible de sortir le drone : le vent est trop fort. Dans cette région, dès que la chaleur monte, le vent se lève presque automatiquement. À moins d’arriver très tôt ou très tard, c’est compliqué de voler.
Sur le retour, je fais un passage par la gare de San Antonio de los Cobres. Elle a été entièrement rénovée et le complexe est étonnamment moderne pour un village si isolé. C’est d’ici que vous pouvez réserver une place pour faire le parcours du Train des Nuages qui passe justement sur le viaduc de Polvorilla. Je ne l’ai pas fait, mais ça peut être une belle expérience si vous avez le temps.
Je termine la journée calmement à l’hôtel, où je mange une pizza surgelée (oui, vraiment) et je me repose avant de repartir le lendemain. Une journée simple, mais avec un moment fort : la découverte du viaduc en plein désert.
🔍 Informations sur cette étape
– Hébergement : 1 nuit à l’Hotel De Las Nubes
– Distance : 182km pour 3h12
– Quoi voir : Salinas Grandes, Viaduc de La Polvorilla, Gare de San Antonio de los Cobres
Jour 11 : San Antonio de los Cobres vers Tolar Grande

La journée démarre, et je sais déjà qu’elle fera partie de mes favorites. Aujourd’hui, je prends la piste 27, qui relie San Antonio de los Cobres à Tolar Grande. C’est l’une des routes les plus incroyables de tout le roadtrip. On traverse des décors hallucinants, qui changent constamment, sans même avoir besoin de quitter la piste. Chaque virage dévoile un nouveau paysage, toujours plus fou que le précédent.
La route n’est pas très longue et la piste est bonne, donc c’est une journée plutôt chill. Prenez vraiment le temps de rouler doucement et de contempler tout ce que vous allez traverser : plaines immenses, montagnes rouges, zones blanches de sel, formations rocheuses étranges… c’est une succession d’univers différents.

À mi-chemin, je m’arrête au Salar de Pocitos. J’avais repéré la veille une petite cantine, Planeta Puna, au coeur d’une zone habitée principalement par les travailleurs des mines. À partir d’ici, vous croiserez très peu de touristes, voire aucun. Pendant plusieurs jours, je n’ai vu que des bus et des SUV transportant les employés de la région. Et si vous aimez les escalopes milanaises, préparez-vous : c’est clairement le plat star dans tout le coin.

Après Pocitos, je continue la route et j’entre dans ce qu’on appelle le désert du Diable. Un nom qui lui va très bien : c’est un décor chaotique, totalement désertique, avec des montagnes à perte de vue. On a vraiment l’impression d’être sur une autre planète. Je ne vais pas trop détailler ce passage, car je pense que mes photos parleront mieux que des mots. C’est un endroit à vivre plus qu’à décrire.
En arrivant à Tolar Grande, je rejoins l’hébergement où j’avais réservé : Hosteria Casa Andina. Porte fermée, personne à l’accueil. Je tente de contacter le propriétaire via WhatsApp pendant de longues minutes… puis de longues heures. Rien. Finalement, des locaux me disent que le gérant est parti en pèlerinage et ne reviendra qu’à 3h du matin. Bonne ambiance.
Heureusement, j’ai de la 4G, alors je cherche une alternative “correcte” pour passer la nuit. Je tombe sur Hospedaje La Flora, un hébergement tenu par un particulier qui a construit quelques petites maisons juste à côté de chez lui. Il me répond rapidement sur WhatsApp, et je trouve enfin un toit pour la nuit. Simple, modeste, mais parfait pour une escale.
Tolar Grande en soi n’a rien de très intéressant. C’est surtout tout ce qu’il y a autour qui est exceptionnel. Le village sert surtout de base pour explorer les paysages fascinants du secteur.
Le soir, je mange au Comedor Arizaro, la seule cantine du village, fréquentée par les ouvriers. C’est ici aussi que je prendrai mon petit-déjeuner demain. Le lieu est basique mais propre, et plutôt chaleureux. Je vous conseille d’y aller pour prévenir le cuisinier, lui demander l’heure qui l’arrange et réserver votre place. Il n’y a vraiment pas beaucoup d’options ici, sauf si vous avez prévu vos propres provisions.
Attention à bien faire le plein de carburant à San Antonio de los Cobres. À Tolar Grande il n’y a rien. Toutefois, si vraiment vous êtes short, des particuliers peuvent vous en vendre. La prochaine station sera à Antofagasta de la Sierra ! Personnellement, j’ai toujours un jerrican de 20L avec moi durant un gros raodtrip. Je n’ai jamais eu à l’utiliser durant ce séjour.
🔍 Informations sur cette étape
– Hébergement : 1 nuit à la Hospedaje La Flora
– Distance : 194km pour 4h11
– Quoi voir : Salar de Pocitos, Desierto del Diablo et Tolar Grande
Jour 12 : Tolar Grande vers Antofagasta de la Sierra
Départ de Tolar Grande à l’aube, avec un air encore glacial et une lumière incroyable sur les montagnes. Aujourd’hui, direction Antofagasta de la Sierra, et autant le dire tout de suite : c’est l’une des plus belles journées de tout mon roadtrip en Argentine et au Chili. Une succession de décors complètement irréels, une route souvent déserte, et l’impression d’être totalement seul au monde.
En quittant Tolar Grande par la route 27, on traverse d’abord le gigantesque Lago Salar de Arizaro. Mon objectif du matin était clair : rejoindre le Cono de Arita, cette formation rocheuse parfaite, presque géométrique, posée comme par magie au milieu du salar. Comme je suis parti tôt, l’air était encore frais, il n’y avait absolument aucun vent, et c’était le moment rêvé pour sortir le drone. J’ai pu profiter de quelques minutes magiques, seul face à ce cône noir qui contraste avec le blanc du salar.
Je poursuis ensuite sur la piste qui serpente dans un décor toujours plus impressionnant. On passe près du Cerro Tebenquicho, une zone volcanique avec des reliefs rouges, ocres, noirs… un vrai tableau naturel. La route est longue et parfois exigeante, mais elle offre à chaque kilomètre un panorama complètement différent : déserts de sable, roches sculptées, montagnes multicolores, salars immenses… C’est un voyage qui se savoure lentement.
La portion entre Tolar Grande et Antofagasta de la Sierra restera l’un des moments les plus magiques de tout mon roadtrip. On roule dans un silence total, sans croiser quasiment personne, et on se sent minuscule au milieu de ces paysages d’un autre monde. C’est une journée à la fois intense, sereine et d’une beauté rare.
🔍 Informations sur cette étape
– Hébergement : 1 nuit à la Hostería Pueblo del Sol
– Distance : 194km pour 4h11
– Quoi voir : Salar de Pocitos, Cono De Arita, Tebenquicho, Laguna verde, Salar de Antofalla
Jour 13 : Antogasta de la Sierra vers Cafayate

Après une bonne nuit à Antofagasta de la Sierra, je reprends la route pour redescendre vers des altitudes plus confortables. La Route 43, partiellement goudronnée, offre de beaux paysages et quelques arrêts photo évidents. Une fois sorti des hauts plateaux, l’ambiance change complètement : on retrouve des vallées plus douces et la route devient plus agréable.
J’arrive à Cafayate en fin de journée, prêt à profiter de deux jours beaucoup plus tranquilles pour me reposer et souffler un peu après plusieurs jours intenses dans les déserts d’altitude.
🔍 Informations sur cette étape
– Hébergement : 2 nuits à l’hôtel Asturias
– Distance : 405km pour 5h48
– Quoi voir : Campo de Lava Volcan Alumbrera, ville de Cafayate
Jour 14 : Visite de la Quebrada de las Conchas

Pour cette journée, je vais partir sur la belle route 68. Je vous partage les photos et les lieux à ne pas rater !
🔍 À faire à Cafayate et aux alentours
– Quoi voir : El Hoyo del Diablo, Los Colorados, Las Ventanas, Mirador Tres Cruces, El Anfiteatro, Garganta del Diablo et surtout profiter de la ville, des domaines viticoles environnent et faire quelques dégustations
– Où manger à Cafayate : Toscano Wine Bar pour le midi et le soir, vraiment délicieux et pas cher. Pour boire un verre de vin, je recommande le Café de las Viñas. Les deux sont sur la place principale de Cafayate
– Où laver la voiture : à cette étape du roadtrip, votre voiture est normalement recouverte de poussière, à l’extérieur comme à l’intérieur. Je vous recommande le Lavadero RAPIDO & BRILLOSO. Vous pouvez y laisser la voiture et aller faire un tour dans Cafayate
Jour 15 : Cafayate vers Cachi

Le roadtrip Argentine et Chili continu en direction de Cachi en passant par la Quebrada de las Flechas. Beaucoup de pistes mais la traversée de la Quebrada de las Flechas est plutôt jolie.
🔍 Informations sur cette étape
– Hébergement : 1 nuit à l’hôtel La Merced del Alto Hotel Boutique
– Distance : 156km pour 4h06
– Quoi voir : Quebrada de las Flechas, Mirador El Ventisquero,
Jour 16 : Cachi vers Salta

La route entre Cachi et Salta traverse le Parc national Los Cardones, avec plusieurs miradors sympas comme la Piedra del Molino. La piste est assez chaotique et très poussiéreuse, et vous croiserez pas mal de touristes et de gros bus sur cette portion. L’arrivée à Salta marque un vrai changement d’ambiance : grande ville, beaucoup d’agitation, mais personnellement je n’y ai pas trouvé un intérêt particulier. C’était surtout une étape pratique dans le roadtrip.
Le soir, je suis simplement sorti manger un morceau sur la Plaza 9 de Julio. Et si comme moi vous n’avez pas envie de trop bouger, je vous recommande vraiment le restaurant de l’Hotel Alejandro I Affiliated by Meliá, juste à côté. Un vrai coup de cœur pour bien terminer la journée.
🔍 Informations sur cette étape
– Hébergement : 1 nuit à l’hôtel Solar de la Plaza Hotel
– Distance : 165km pour 3h24
– Quoi voir : Parc national Los Cardones, Piedra del Molino et Plaza 9 de Julio à Salta
Jour 17 : Salta vers San Miguel de Tucuman

Nouvelle journée de transition. L’objectif reste le même : avancer tranquillement vers Buenos Aires en faisant des étapes raisonnables. Mon hôtel est situé en plein centre-ville, à deux pas de Independencia Square, ce qui est pratique pour se balader un peu à pied.
En arrivant, je suis simplement allé boire un verre sur la terrasse du Ramada Plaza by Wyndham Tucumán. La vue sur la place est très agréable et la carte m’a vraiment donné envie, donc j’en ai profité pour réserver une table pour le soir. Une journée très calme, parfaite pour se reposer avant de reprendre la route.
🔍 Informations sur cette étape
– Hébergement : 1 nuit à l’hôtel Bicentario
– Distance : 165km pour 3h24
Jour 18 : San Miguel de Tucuman vers Cordoba

Une longue journée sur la route, mais depuis Salta on roule enfin sur de très belles portions, ce qui rend le trajet beaucoup plus agréable. Il est facile de s’arrêter pour manger ou simplement faire une pause sans perdre trop de temps.
Avant d’arriver à Córdoba, je fais quand même deux arrêts intéressants : l’Estancia de Jesús María et la Jesuit Estancia Santa Catalina. Deux sites historiques agréables à visiter si vous avez un peu de temps devant vous et envie de couper la route.
J’arrive ensuite à Córdoba en fin de journée. Mon hôtel est situé en plein centre, ce qui permet de rejoindre en quelques minutes la Plaza San Martín et les petites ruelles alentour. Parfait pour une courte balade et se dégourdir les jambes après plusieurs heures de route.

🔍 Informations sur cette étape
– Hébergement : 1 nuit à l’hôtel Caseros 248 Hotel
– Distance : 569km pour 7h25
Jour 19 : Cordoba vers Santa Fe

Nouvelle journée de route pour rejoindre Santa Fe, une étape surtout dédiée au repos avant d’approcher de Buenos Aires. Mon hôtel est très confortable et bien placé, parfait pour profiter d’une soirée tranquille. Depuis l’établissement, on peut facilement rejoindre le centre-ville à pied, ou même faire un petit tour shopping ou passer au casino, tous deux situés à quelques mètres. Une étape simple et reposante avant la suite du voyage.

🔍 Informations sur cette étape
– Hébergement : 1 nuit à l’hôtel Caseros 248 Hotel
– Distance : 373km pour 4h26
Jour 20 à 23 : Santa Fe vers Buenos Aires

Après plusieurs jours sur les routes argentines, l’arrivée à Buenos Aires fait vraiment du bien. Installé en plein centre-ville, j’ai pu découvrir la capitale facilement à pied ou en Uber, sans stress. Trois jours et demi pour profiter de l’ambiance, explorer ses quartiers emblématiques et se laisser porter par l’énergie de cette ville immense mais étonnamment accessible.
Jour 1 – Premiers pas dans la capitale
Pour cette première journée, je pars me balader autour de Plaza de Mayo, l’un des lieux les plus symboliques de Buenos Aires, encadré par la Casa Rosada, la Cathédrale Métropolitaine et le Cabildo. L’ambiance est un mélange d’histoire, de politique et d’agitation locale.
Je continue ensuite vers la grande avenue commerciale Florida, une rue piétonne animée où l’on trouve de tout : boutiques, change, cafés, artistes de rue… Puis petit détour par les Galerías Pacífico, un centre commercial magnifique avec une coupole peinte et une architecture vraiment élégante. Parfait pour un premier aperçu de la ville.
Jour 2 – Musées, parcs et quartiers iconiques
Le lendemain, je rejoins à pied la Plaza General San Martín, un bel espace vert entouré de bâtiments historiques et de grands palmiers. Ensuite, direction le Musée national des beaux-arts d’Argentine, une visite indispensable si vous aimez la peinture.
Depuis le musée, je prends un Uber jusqu’à Palermo Soho. C’est un quartier que j’ai adoré : rues colorées, cafés cosy, boutiques design, ambiance bohème… Je me balade autour de Plaza Serrano, connue pour ses graffitis et ses petites boutiques réellement charmantes.

Plus tard, je file dans le quartier de La Boca, célèbre pour le Caminito, ses maisons multicolores et son ambiance très populaire. C’est touristique, mais ça fait partie des lieux à voir au moins une fois. Je termine la journée en rentrant via Puerto Madero, le quartier moderne et chic de la ville, avec ses quais rénovés, ses restaurants branchés et le Puente de la Mujer qui s’illumine la nuit.
Jour 3 – Escapade jusqu’au Tigre
Pour cette dernière journée, je prends la voiture jusqu’à Tigre, une petite ville située au nord de Buenos Aires. C’est un lieu très apprécié des habitants, connu pour ses canaux, son marché d’artisanat et son ambiance un peu balnéaire. J’embarque pour une balade en bateau sur le delta, un moment vraiment agréable pour profiter d’un paysage totalement différent de l’agitation du centre.

Quelques lieux que je recommande en plus (si vous avez du temps)
- Recoleta : son cimetière mythique (où repose Eva Perón), ses cafés historiques et ses rues élégantes.
- Quartier San Telmo : idéal le dimanche pour son grand marché d’antiquités et ses ruelles ambiance tango.
- Bosques de Palermo : un immense parc pour se poser, louer un vélo ou marcher autour des lacs.
- Théâtre Colón : l’un des plus beaux opéras du monde, visite guidée fortement recommandée.
- Obélisque + Avenida 9 de Julio : impossible de manquer cette artère gigantesque.
- Café Tortoni : le café le plus ancien de la ville, très touristique mais incontournable.
Récap – Que voir absolument à Buenos Aires ?
- Plaza de Mayo et la Casa Rosada
- Galerías Pacífico
- Florida Street
- Recoleta + cimetière
- San Telmo (surtout le dimanche)
- Palermo Soho et Palermo Hollywood
- La Boca et le Caminito
- Puerto Madero et le Puente de la Mujer
- Théâtre Colón
- Bosques de Palermo
- Tigre et son delta (si vous avez une journée de plus)
🔍 Informations sur cette étape
– Hébergement : 4 nuits à l’hôtel NH Florida
– Distance : 468km pour 5h03
– Où manger près de l’hôtel : La Posada de 1820, si vous aimez la viande, allez-y au moins une fois !
Jour 24 : Buenos Aires vers Potrero de los Funes

Une longue journée de route essentiellement dédiée à avancer vers l’ouest du pays. Rien de particulier à signaler ici : c’est une étape pratique pour couper le trajet avant d’atteindre Mendoza. Le lac de Potrero de los Funes est très joli en arrivant, entouré de petites collines, parfait pour une soirée tranquille avant de repartir.

🔍 Informations sur cette étape
– Hébergement : 1 nuit à l’hôtel Puntano, Potrero de los Funes
– Distance : 839km pour 9h50
Jour 25 : Portrero de los Funes vers Mendoza

Direction Mendoza, capitale du vin argentin et l’une des villes les plus agréables du pays. L’arrivée marque un vrai changement d’ambiance avec une ville très verdoyante, de grandes avenues et une atmosphère beaucoup plus douce.
Mendoza est surtout connue pour ses bodegas, disséminées dans toute la région. Si vous avez du temps, prévoyez une visite ou une dégustation dans les secteurs de Luján de Cuyo ou Maipú, les deux plus accessibles. Durant cette courte journée, j’ai quand même pu visiter et faire une dégustation à la bodega Nieto Senetiner.
Le centre-ville, notamment autour de la Plaza Independencia, est très agréable en fin de journée, avec ses restaurants, ses parcs et ses terrasses. Une étape vraiment sympa pour souffler et profiter du charme de la région viticole. Je vous recommande de faire une pause et boire un verre sur la belle terrasse du Park Hyatt, situé sur la place.

🔍 Informations sur cette étape
– Hébergement : 1 nuit à l’hôtel Diplomatic, Mendoza
– Distance : 281km pour 3h11
– Quoi voir à Mendoza : Chacras de Coria, Les vignobles de Luján de Cuyo et Maipú, Le Canyon d’Atuel, Le centre de Mendoza + le parc San Martín
Jour 26 : Mendoza vers Vina del Mar

Ce jour-là, il faut vraiment partir le plus tôt possible car la journée est bien chargée. Entre le passage de la frontière et les arrêts incontournables, il y a beaucoup à voir. Dès que je quitte Mendoza, je me retrouve dans des paysages montagneux sublimes. La route est excellente et elle le restera quasiment jusqu’à mon arrivée à Viña del Mar en début de soirée.
Puente del Inca et Parc provincial de l’Aconcagua
Le premier arrêt de la journée se fait à Puente del Inca, où l’on peut admirer cette arche naturelle aux couleurs étonnantes. C’est une vraie curiosité géologique et ça mérite largement un stop. Sur place, on trouve quelques stands pour manger ou acheter des souvenirs. Le lieu est assez touristique, mais vers 11h, l’ambiance est encore relativement calme.
Juste à côté, vous avez le Parc provincial de l’Aconcagua, deuxième étape incontournable. Il y a un parking, un centre d’information et une petite boutique. C’est d’ici que partent les sentiers menant aux différents miradors pour observer le légendaire Aconcagua. La route goudronnée que l’on voit n’est accessible qu’aux écoles, donc il faut y aller à pied. Comptez environ 1h à 1h30 aller-retour jusqu’au Mirador del Cerro Aconcagua. Couvrez-vous bien, il fait vraiment froid et le vent est violent, mais la promenade vaut clairement le détour.
Passage de frontière et arrêt à Portillo
Je reprends ensuite la route vers la frontière. J’aurais bien voulu monter jusqu’au Cristo Redentor de los Andes, mais à cette période, la route est fermée à cause de la neige. Du coup, direction la frontière. Contrairement à mon premier passage après San Pedro de Atacama, ici c’est beaucoup plus chargé. On entre avec sa voiture dans un énorme hangar et on est dispatché vers différents postes de contrôle.
Il faut alors, via l’un des QR codes affichés partout, remplir une déclaration en ligne. Premier contrôle pour les papiers et pour récupérer à nouveau le PDI, puis contrôle du véhicule. Il faut vider entièrement la voiture : tous les bagages sont inspectés, ainsi que l’intérieur. Faites attention à ce que vous déclarez juste avant. J’avais indiqué ne rien transporter, alors que j’avais trois bouteilles de vin. L’agent m’a un peu sermonné pour ça, mais j’ai quand même pu repartir avec mes bouteilles.

La route continue tranquillement jusqu’à Portillo, une station de ski où je recommande de faire un court arrêt. J’y ai juste pris quelques photos de la superbe Laguna del Inca, un lac bleu profond entouré de montagnes.
Après ça, la route se poursuit tranquillement jusqu’à Viña del Mar où j’arrive en début de soirée, un peu fatigué mais avec une journée vraiment incroyable derrière moi.

🔍 Informations sur cette étape
– Hébergement : 2 nuits à l’hôtel Sheraton Miramar Hotel & Convention Center
– Distance : 407km pour 6h28
– Quoi voir sur la route : Puente del Inca, Aconcagua, Cristo Redentor de los Andes, Portillo
Jour 27 : Balade dans Valparaiso et Viña del Mar
À seulement quelques minutes de Viña, Valparaíso est un vrai coup de cœur. C’est une ville unique, totalement construite sur des collines, avec des maisons colorées, des escaliers improbables et des graffitis gigantesques à chaque coin de rue.
Je passe la journée dans les secteurs de Cerro Alegre et Cerro Concepción, les plus emblématiques. Les ruelles sont un vrai musée à ciel ouvert, avec une ambiance bohème et créative. Les funiculaires permettent de monter et descendre facilement, et les points de vue sur le port sont magnifiques.
Valpo est un peu chaotique, parfois bordélique, mais c’est ce qui fait son charme. Une ville vivante, artistique et pleine de personnalité.

Après avoir déambulé des heures dans les belles rues de Valparaiso, je termine ma journée dans le quartier de Miramar à Viña del Mar, tout près de l’hôtel et du casino.
Jour 28 à 32 : Valparaiso vers Santiago

🔍 Informations sur cette étape
– Hébergement : 4 nuits à l’hôtel Plaza San Francisco
– Distance : 126km pour 1h36
Voilà, la boucle est bouclée. Je passe par l’aéroport pour rendre la voiture. Tout se fait rapidement, sans aucun souci. Ensuite, je rejoins le hall pour commander un Uber et filer vers mon hôtel en plein centre de Santiago.
Je termine donc ce roadtrip Argentine–Chili dans la capitale. Honnêtement, 5 jours, c’était peut-être un peu trop pour Santiago. Il y a quelques choses à faire et à voir, mais je n’ai pas trouvé la ville particulièrement attachante ni vraiment agréable à explorer.
Pendant mon séjour, je me suis baladé dans plusieurs quartiers : Yungay, Barrio Dieciocho, Lastarria et Las Condes. J’ai visité le Musée de la mémoire et des droits humains, la Santa Lucía Hill, le Musée national des beaux-arts, la Plaza de Armas, le Palais de La Moneda, et j’ai mangé presque tous les midis au Castillo Forestal, un restaurant vraiment sympa au bord du parc. Je suis aussi retourné dans le quartier de Bellavista déguster une dernière chorrillana pour clôturer le voyage comme il se doit.

Voilà pour ce roadtrip extraordinaire. Pour être franc, ce que j’ai préféré, ce sont les journées passées dans les Andes : des routes isolées, des paysages à perte de vue, ce sentiment d’être seul au monde… C’est vraiment ce qui m’a le plus marqué dans ce voyage.
Si vous prévoyez de faire cet itinéraire ou que vous hésitez encore, n’hésitez pas à me solliciter. Je me ferai un plaisir de vous donner des infos ou quelques conseils pratiques pour préparer au mieux votre propre roadtrip entre le Chili et l’Argentine.






































































































