Tolar Grande, c’est le genre d’endroit qui reste gravé longtemps dans la tête. Perdu au cœur de la Puna argentine, entouré de pistes infinies, de volcans immenses et d’un silence presque irréel, ce village a été l’une des plus grosses surprises de mon roadtrip. Quand on regarde une carte, on se demande sérieusement comment on peut atteindre un endroit aussi isolé… et pourtant, une fois sur place, on se rend compte que l’aventure fait partie du charme. Dans cet article, je vous partage comment j’y suis allé, ce que j’ai découvert sur la route, les spots à ne pas manquer comme le cône d’Arita ou le désert du Diable, et surtout mes conseils pour profiter pleinement de cette région unique.
Avant d’aller plus loin, si vous voulez bien comprendre le contexte de mon itinéraire, je vous conseille de jeter un œil à mon article complet sur mes 30 jours au Chili et en Argentine, disponible ici.
Mon itinéraire vers Tolar Grande
Pour vous donner un peu de contexte, j’ai découvert Tolar Grande au cours de mon roadtrip entre le Chili et l’Argentine. C’était une étape que j’attendais vraiment, surtout parce que cette partie de la Puna argentine me faisait rêver depuis longtemps. J’ai traversé la région en venant de Tilcara, avant de rejoindre San Antonio de los Cobres, puis de continuer jusqu’à Tolar Grande pour ensuite filer vers Antofagasta de la Sierra. C’est un itinéraire assez engagé, mais tellement unique, avec des paysages qui changent en permanence : montagnes multicolores, pistes infinies, villages perdus et un silence incroyable.
Chaque portion de route a son ambiance, ses petites difficultés et ses moments où on se dit juste “waouh”. Entre l’altitude, les longues pistes en ripio, les zones sans réseau et une météo parfois imprévisible, on comprend vite que ce coin de l’Argentine se mérite. Mais une fois lancé, c’est une aventure que je recommande à 100%. Dans les sections suivantes, je vous détaille chaque étape pour vous aider à préparer le trajet et savoir exactement à quoi vous attendre.
De Tilcara à San Antonio de los Cobres

Depuis Tilcara, la route vers San Antonio de los Cobres commence calmement en direction de Purmamarca, au fond de la vallée. C’est là que démarre la Cuesta de Lipán, une montée régulière en zigzag par la route 52. La route est entièrement asphaltée et en bon état, ce qui permet de profiter tranquillement de la montée sans difficulté particulière. On sent l’altitude arriver petit à petit, mais c’est une portion agréable et simple à conduire.
Arrivé en haut, on débouche sur le plateau et on rejoint les Salinas Grandes, faciles d’accès depuis le bord de la route. C’est un bon endroit pour faire une pause avant de reprendre la route vers l’ouest. Après les salars, on quitte progressivement l’asphalte pour emprunter la piste 79, qui devient ensuite la RN1V40.

C’est une route simple à suivre tant qu’on est attentif à la météo et au carburant. Les paysages deviennent plus secs et plus ouverts, sans changement brutal. En arrivant à San Antonio de los Cobres, on retrouve un village typique d’altitude avec quelques commerces et une station pour faire le plein avant de continuer vers Tolar Grande.
Je suis arrivé à San Antonio de los Cobres vers 12h45. J’ai d’abord récupéré ma chambre à l’hôtel pour poser les valises et souffler un peu. Ensuite, j’ai pris une pause déjeuner au restaurant BACOÑA, simple et efficace.

Vers 14h30, je suis parti en direction du viaduc La Polvorilla, où j’ai passé un bon moment à profiter du site et prendre quelques photos, jusqu’à environ 16h00. La fin de journée s’est faite tranquillement à l’hôtel, entre repos et dîner, histoire d’être en forme pour la suite du roadtrip.
Infos utiles à San Antonio de los Cobres
Hôtel : 1 nuit à l’Hotel De Las Nubes (99€, petit-déj inclus, possibilité de dîner)
Essence : petite station en ville, indispensable avant Tolar Grande (CB acceptée)
Courses : quelques boutiques pour nourriture et besoins basiques
Restaurant : j’ai testé le BACOÑA, simple et bon
À voir : Viaduc La Polvorilla (30min), gare du Train des Nuages
De San Antonio de los Cobres à Tolar Grande

Après une bonne nuit et un petit déjeuner très simple, je reprends la route pour Tolar Grande. Je quitte San Antonio vers 9h00, sans stress. La journée n’est pas très longue en kilomètres, mais elle est riche en arrêts tellement les paysages donnent envie de s’arrêter toutes les 10 minutes. Je reste d’abord sur la route 51 pendant environ 1h30, avant de bifurquer sur la route 27, qui mène directement à Tolar Grande.
Pause au Salar de Pocitos
Au milieu du trajet, je fais une halte au Salar de Pocitos. J’avais repéré la veille un petit restaurant, Planeta Puna, parfait pour faire une pause rapide. C’est surtout une cantine pour les ouvriers du coin : plusieurs bus s’y arrêtent, et beaucoup prennent un sac repas à emporter. Le menu est unique, simple mais complet : escalope milanaise, pain, un petit dessert (riz au lait) et une boisson. Rien d’extraordinaire, mais ça fait le job avant de repartir.



Traversée du désert du Diable
Une fois le Salar de Pocitos passé, la route devient vraiment intéressante. Les paysages changent, s’ouvrent, et tout devient plus « scénique ». Le moment fort, c’est clairement la traversée du désert du Diable, un immense canyon rouge qui apparaît presque sans prévenir. La route grimpe un peu, avec quelques passages légèrement sableux, mais avec un SUV ou un 4×4, ça passe sans problème. On ne croise quasiment personne, donc on roule à son rythme, sans pression.

Arrêt à Ojos de Mar
Je fais ensuite un stop à Ojos de Mar, un petit site entièrement aménagé avec une passerelle en bois qui permet d’approcher les points d’eau sans abîmer le lieu. Si vous tombez sur un moment sans vent et avec une belle lumière, l’endroit est vraiment superbe, surtout avec les montagnes enneigées en arrière-plan. Ça vaut le détour.

Arrivée à Tolar Grande et galère pour se loger
J’arrive à Tolar Grande vers 16h00. Je devais dormir à la Hosteria Casa Andina, contactée par WhatsApp (il n’y a rien sur Booking ici). Mais en arrivant : bâtiment fermé, aucune réponse sur WhatsApp… J’attends presque une heure et toujours rien. Je pars donc à la recherche d’un plan B.
Sur Google Maps, je repère Hospedaje La Flora, juste au bout de la rue. Je m’y rends, un numéro WhatsApp est affiché sur la façade, j’envoie un message et la personne me répond dans la minute. Sauvé. Je me retrouve dans une petite maison indépendante avec deux chambres, un coin salon/cuisine et une salle d’eau. J’ai payé 40 000 pesos argentins (environ 24€), contre les 130€ demandés par Casa Andina. Très bon rapport qualité-prix.

Pour le dîner et le petit déjeuner
J’ai regardé rapidement les restaurants indiqués sur Google Maps, mais ici, ce sont souvent des habitants qui ouvrent leur salon pour servir un repas. J’ai finalement suivi les conseils de mon hôte et je suis allé au Comedor Arizaro, la cantine locale des ouvriers. Je m’y suis présenté dans l’après-midi pour prévenir que je viendrais dîner et prendre le petit déjeuner le lendemain.
Prévoir du chaud : vraiment
Même en septembre, prévoyez des vêtements très chauds. En journée, ça peut taper fort, mais le soir et le matin, j’ai eu -8°C avec beaucoup de vent. L’amplitude thermique est énorme ici, donc il vaut mieux être prêt.

Infos utiles à Tolar Grande
Hôtel : 1 nuit chez Hospedaje La Flora (25€ la nuit pour une maison avec 5 lits)
Essence : pas de station mais normalement vous pouvez tenir jusqu’à Antofagasta de la Sierra
Courses : vous pouvez acheter des boissons au Comedor Arizaro pour la route
Restaurant : Comedor Arizaro si vous voulez quelque chose de « propre »
À voir : Désert du Diable, Ojos de Mar, station ferroviaire de Tolar Grande
La suite du roadtrip : Tolar Grande vers Antofagasta de la Sierra

Après une bonne nuit et un petit déjeuner, je prends la route pour la prochaine étape de mon roadtrip argentin : Antofagasta de la Sierra. Il est environ 9h00 quand je quitte Tolar Grande. Je reste sur la route 27, qui traverse une bonne partie du Lago Salar de Arizaro.
Le Cône de Arita
Mon premier arrêt est pour le Cône de Arita, situé à un peu plus d’1h30 de route. Comme il est encore tôt, il n’y a presque pas de vent, ce qui est parfait pour sortir le drone et profiter du paysage. Si vous comptez faire la même chose, je vous recommande de lire mon article dédié au drone juste ici. Le site est très calme le matin et l’accès est simple, donc c’est vraiment le meilleur moment de la journée.
Une route de plus en plus spectaculaire
La route qui suit est tout aussi scénique que la veille. Le passage le plus impressionnant se situe sur un haut plateau près du Cerro Tebenquicho : la piste passe littéralement entre deux chaînes montagneuses. Le sol est recouvert de Stipagrostis plumosa, une petite plante qui donne un aspect presque texturé au paysage. Ce n’est pas un endroit touristique, mais c’est clairement l’un des plus beaux segments du trajet.
Descente vers Antofalla
Après plusieurs kilomètres sur ce plateau, j’entame une longue descente assez raide vers Antofalla. On croise parfois quelques moutons qui se promènent sur la piste, donc il faut rester attentif. La vue sur le Salar de Antofalla est incroyable depuis cette descente : on voit tout le salar d’un seul coup d’œil, avec ses couleurs et ses reliefs.
Une fois en bas, juste avant d’entrer dans Antofalla, je tourne à gauche pour rejoindre la route 44. Elle traverse une partie du salar et remonte ensuite vers un point de vue incontournable : le Mirador del Salar de Antofalla. La montée est un peu raide dans ce sens-là, mais elle passe sans difficulté majeure avec un SUV ou un 4×4.
Dernière portion jusqu’à Antofagasta de la Sierra
Après cette montée, la route devient plus simple. Il reste environ 1h30 de piste avant d’atteindre Antofagasta de la Sierra. C’est une portion plus roulante et moins technique, parfaite pour finir la journée tranquillement.
Infos utiles à Antofagasta de la Sierra
Hôtel : 1 nuit dans la Hostería Pueblo del Sol
Essence : une station essence, pas de CB (faites le plein si possible en arrivant si la personne est présente)
Courses : quelques boutiques disponibles
Restaurant : j’ai diné dans la hosteria
À voir : Cône de Arita, Lago Salar de Antofalla, Volcan Alumbrera à Antofagasta de la Sierra
Comment accéder à Tolar Grande ? (Voiture, routes et difficultés)
Accéder à Tolar Grande demande un peu de préparation, mais rien d’insurmontable si vous savez à quoi vous attendre. Les distances sont longues, les pistes assez isolées et la météo peut changer rapidement, surtout en altitude. Voici les points essentiels à connaître avant de vous lancer.
Faut-il un 4×4 ?
Un 4×4 n’est pas obligatoire, mais il reste fortement recommandé.
Un SUV avec une bonne garde au sol peut suffire si la météo est stable, mais un 4×4 vous offrira plus de sécurité et de confort sur les passages sableux, les petites montées raides et les zones de tôle ondulée. L’important est surtout d’éviter les voitures trop basses, car vous risquez de toucher régulièrement le sol ou les pierres.
État des pistes (ripio, sable, tôle ondulée)
Les routes pour rejoindre Tolar Grande sont essentiellement des pistes en ripio. Vous trouverez :
- des portions très roulantes,
- quelques zones de tôle ondulée qui secouent un peu,
- des passages sablonneux, surtout près des plateaux et du désert du Diable,
- des montées ou descentes assez raides selon le sens du trajet.
Globalement, la piste est en bon état pour la région. Il suffit de rouler tranquillement, éviter les excès de vitesse et rester attentif aux ornières et aux pierres.
Gestion du carburant et de l’eau
C’est un point crucial dans cette région isolée :
- Faites absolument le plein à San Antonio de los Cobres ou Antofagasta de la Sierra.
- Entre ces villages, vous ne trouverez aucune station essence.
- Prévoyez aussi 4 à 6 litres d’eau par personne, car l’altitude et la sécheresse déshydratent vite.
- Ayez toujours un peu de nourriture de secours (gâteaux, fruits secs, sandwichs).
Même si les distances ne sont pas énormes, l’absence totale de services sur la route oblige vraiment à être autonome. Cela dit, dans toute la région, même s’il y a très peu de touristes, vous croiserez régulièrement des véhicules de service ou des voitures d’ouvriers. Et honnêtement, les gens sont extrêmement bienveillants ici : si vous avez un souci, ils n’hésiteront pas à s’arrêter pour proposer leur aide. C’est rassurant dans un secteur aussi isolé et ça fait partie de ces petites choses qui rendent le voyage encore plus humain.
Météo, altitude et sécurité
La Puna argentine cumule plusieurs particularités :
- L’altitude dépasse souvent les 3500 à 4000m, ce qui fatigue plus vite.
- En journée, le soleil chauffe très fort, puis la température peut chuter brutalement le soir.
- Le vent est fréquent à partir de la fin de matinée, rendant parfois la conduite moins agréable.
- Le réseau téléphonique est quasiment inexistant en dehors des villages.
Pour rester en sécurité :
- conduisez doucement,
- faites des pauses régulières pour éviter le mal d’altitude,
- prévoyez vêtements chauds même en septembre,
- indiquez votre itinéraire à quelqu’un avant de partir.
Réseau, internet et Google Maps
Pour ce roadtrip, j’ai utilisé une eSIM Saily, et j’ai été surpris de voir que j’avais de la 4G à Tolar Grande et même à certains endroits comme le Salar de Pocitos. Dans les zones plus isolées, il n’y a évidemment rien, donc le mieux est de tout prévoir à l’avance.
J’ai téléchargé les cartes hors connexion sur Google Maps pour toute la région, et honnêtement c’est ce qui m’a sauvé plusieurs fois. Même sans réseau, l’application fonctionne très bien : la route est clairement indiquée jusqu’à Tolar Grande, et même au-delà en direction d’Antofagasta de la Sierra. Par moment, on doute un peu en voyant un embranchement ou une ancienne piste, mais Google Maps reste fiable. J’ai simplement suivi l’itinéraire téléchargé et je n’ai jamais eu le moindre souci.
Conseils pour réussir votre visite à Tolar Grande
À quelle saison venir ?
La meilleure période pour visiter Tolar Grande se situe entre avril et novembre, quand les températures sont plus stables et que les routes sont généralement praticables. L’été austral (décembre à février) peut apporter des pluies soudaines et rendre certains passages difficiles, surtout dans les zones sableuses. En septembre, les journées sont souvent douces, mais les nuits restent très froides. Peu importe la saison, le vent peut se lever rapidement en journée, donc les matinées restent le moment idéal pour les visites et les photos.
Gérer l’altitude
Toute la région se situe entre 3500 et 4000m, avec certains points encore plus hauts. L’altitude se ressent très vite, surtout si vous enchaînez plusieurs jours sur les plateaux. Allez-y doucement, hydratez-vous régulièrement et évitez les efforts brusques. Si vous ressentez un mal de tête ou une fatigue soudaine, faites une pause, mangez quelque chose et respirez calmement. En général, on s’acclimate au bout du septième jour, mais mieux vaut écouter son corps.
Mal des montagnes : si vos symptômes s’aggravent, il y a un petit hôpital à San Antonio de los Cobres où vous pouvez passer quelques minutes sous oxygène. Ils ont l’habitude des voyageurs. À Tolar Grande, il existe aussi un poste de secours pour les ouvriers, donc en cas de besoin, vous pourrez probablement y trouver de l’aide.
Où dormir à Tolar Grande ?
À Tolar Grande, il n’y a pas d’offre hôtelière classique comme dans les villes touristiques. La plupart des hébergements sont des petites casas familiales ou des chambres chez l’habitant.
Voici les options courantes :
- Hospedajes locaux : simples, propres et très abordables.
- Casa Andina : un hébergement plus “officiel”, mais difficile à réserver et parfois fermé.
- Hospedaje La Flora : testé personnellement, maisons indépendantes avec bon rapport qualité-prix.
Ici, tout se fait souvent via WhatsApp, donc mieux vaut contacter l’hôte avant votre arrivée et confirmer l’heure d’arrivée pour éviter les portes fermées.
Ce qu’il faut absolument prévoir (checklist)
- Beaucoup d’eau : 4 à 6 litres par personne. Vous pourrez en acheter à San pedro de Atacama et même à Tolar Grande ;
- Plein d’essence : avant de quitter San Antonio ou Antofagasta, normalement c’est suffisant ;
- Vêtements très chauds :les nuits peuvent descendre sous les -5°C même en septembre ;
- Nourriture de secours : barres, biscuits, fruits secs, feuilles de coca ;
- Cartes hors ligne sur Google Maps : c’est rassurant même si il est difficile de se tromper ;
- Lunettes de soleil + crème solaire : le soleil tape fort en altitude ;
- Cash : aucun distributeur dans le village. Indispensable pour payer la chambre, la nourriture et autres ;
- Trousse de premiers secours : toujours utile dans la voiture ;
- Liquide de refroidissement : en arrivant au Mirador del Salar de Antofalla, ma voiture s’est mise à chauffer et à s’arrêter. J’avais vidé tout le liquide sur quelques kilomètres de piste. Mon hôte m’a expliqué que ça arrive parfois à cause du vent de face dans cette direction. Heureusement, j’ai pu acheter un bidon le lendemain pour moins de 10€. Par sécurité, essayez d’en prendre un dès que vous récupérez votre voiture.
Mon avis sur Tolar Grande
Pour moi, Tolar Grande vaut clairement le déplacement, surtout si vous aimez les paysages isolés et ces longues routes où l’on croise plus de guanacos que de voitures. Le village est très simple, mais les alentours sont vraiment uniques : le cône d’Arita, Ojos de Mar, les plateaux andins… c’est exactement ce que j’ai adoré dans la Puna.
Avant d’y aller, j’avais lu plusieurs sites et forums qui laissaient penser que l’accès était compliqué, presque réservé à des conducteurs expérimentés. En réalité, une fois sur place, c’est beaucoup plus simple que ce que j’imaginais. L’accès à Tolar Grande est tout à fait faisable dès que vous avez une bonne voiture et que vous prenez le temps de rouler prudemment.

C’est même devenu l’une de mes étapes préférées de tout mon roadtrip au Chili et en Argentine. Cette impression de déconnexion totale, le silence, les couleurs, le vent… si c’était à refaire, j’y retournerais sans hésiter.






































